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Pouvoir choisir à 12 ans entre le nom de sa mère et de son père divise


Polémique - Selon le Tribunal fédéral, en cas de divorce, un enfant de 12 ans a assez de discernement.

le-matin-2014-11-29

Les pères craignent que leurs enfants n’adoptent le patronyme du nouveau mari de maman. Les juristes, que la préférence d’un patronyme local l’emporte sur un autre à consonance étrangère.
Image: Dan Pangbourne / Corbis

 

Lors de divorces, et en s'armant de «motifs légitimes», un enfant de 12 ans a désormais la possibilité de choisir s'il portera le nom de son père ou de sa mère.

 

La décision en ce sens rendue par le Tribunal fédéral la semaine dernière a créé de nombreux questionnements.

D'abord du côté des pères: le Mouvement pour la condition paternelle est consterné, rappelant que c'est le parent qui a la garde, c'est-à-dire à 90% la mère, qui portera l'éventuelle demande.

 

Conflit de loyauté

 

Si le discernement d'un enfant de 12 ans ne fait guère de doute, sa capacité à gérer ainsi les conflits de loyauté, à résister à l'instrumentalisation et aux velléités revanchardes entre parents est beaucoup moins évidente.

 

Pour les avocats spécialistes des divorces comme pour les psychothérapeutes, la décision du TF est ainsi problématique. Selon eux, c'est aux parents d'éviter un tel déchirement à leur enfant.


Source: Le Matin